Comment se fixer des objectifs de grimpe ?
Notez tout ce qui vous attire sur au moins 6 mois, idéalement un an. Vérifiez que ce sont vos propres rêves, pas ceux des autres. Triez-les ensuite par priorité.
L’entraînement peut devenir un amas d’exercices ramassés partout. Chaque exercice a du sens dans les objectifs précis de quelqu’un : il faut donc trouver les vôtres. Vous voulez être plus fort, mais pourquoi, et selon quelle mesure ? Félicien Roy, kinésiologue et grimpeur, détaille tout le processus dans Rechercher et organiser ses objectifs de grimpe.
Qu’attendez-vous de chaque objectif ?
Définissez-le en détail. Des attentes claires rendent le chemin plus précis, réduisent le risque de dériver et vous permettent de savoir si l’objectif est atteint.
Les attentes peuvent être qualitatives (descriptives) ou quantitatives (mesurables). L’idéal est de combiner les deux, et chacune devient alors un sous-objectif.
Comment planifier l’entraînement ?
Comparez ce que demande chaque sous-objectif à votre état actuel. L’écart montre ce qu’il faut travailler et le temps nécessaire. Travaillez d’abord vos faiblesses, en entretenant vos forces avec beaucoup moins de temps.
Votre état actuel doit être évalué avec des tests valides, répétés dans des conditions identiques : même échauffement, même outil de mesure, même état de fatigue. Ce n’est qu’après la planification qu’il est logique de choisir les exercices. En cas d’imprévu, comme une blessure, l’objectif ne change pas : ce sont les moyens et leur calendrier.
Que faire le jour de la performance ?
Mettez les questions de côté, exécutez et profitez-en. Donnez ce que vous avez, quoi que ce soit. Les questions viennent après.
Une fois la saison finie, faites le bilan. Chaque objectif est-il atteint, presque atteint ou non ? Les avez-vous surestimés ou sous-estimés, ou votre capacité à les atteindre ? L’entraînement était-il efficace, et le plan a-t-il été suivi ?
Comment arrêter de grimper pour les autres ?
Demandez-vous si votre satisfaction vient de vos propres réussites ou de la reconnaissance des autres. Utilisez ensuite des objectifs personnels et visualisez votre comportement, pas le regard de la foule.
Sabrina Thayer-Head, qui a consacré une saison de compétition à son mental, vise des choses sur lesquelles elle peut travailler : des mouvements précis, des prises, ou des comportements liés à la peur, à l’attitude et à la comparaison. Elle dit que des objectifs centrés sur ses propres capacités la poussent plus que des objectifs liés à une cotation ou à un classement. Voyez Travailler son mental pour grimper plus fort.
Comment rester concentré au mur ?
Orientez-vous vers la tâche, pas vers le résultat. Devant un bloc, pensez à la façon de faire les mouvements et d’utiliser votre temps, et ne considérez le résultat qu’à la fin, car vous n’avez presque aucun contrôle sur lui.
Penser à la performance des autres ou au résultat que vous obtiendrez ne fait que distraire. Mettez votre énergie dans la préparation, mentale et physique, puis lâchez prise au mur. L’article sur le mental en parle aussi.
Comment gérer le stress et la peur ?
Comprenez la vraie cause. Demandez-vous quel est le pire qui puisse arriver. Pratiquez ensuite dans un cadre plus contrôlé : des chutes volontaires pour apprendre à atterrir, ou tomber devant des gens si c’est ce qui vous stresse.
Profitez-en pour pratiquer la respiration et le retour au calme. Vous pouvez aussi changer votre pensée sur le moment : repérez l’instant où votre attitude devient négative et respirez. C’est un travail difficile et continu. Les détails sont dans Travailler son mental pour grimper plus fort.
Comment se lancer en trad sans se blesser ?
Trois habitudes : monter des projets faciles à protéger où la chute est inévitable, poser beaucoup de protections, et avoir du matériel convenable.
La première revient à une moulinette : vous pouvez poser autant de matériel que vous voulez et rendre la chute sûre. Posez trois pièces plutôt qu’une : la devise « when in doubt, run it out » est niaiseuse même si elle rime. Un double jeu de matériel, et des amis qui en ont un aussi, évitent de finir un long passage sans protection avec plus rien pour protéger la suite. Voyez Éviter les chutes au sol en trad.